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méandres

27 rue du Pouly, 29690 Huelgoat


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Au bord des fleuves qui vont
Carolle Bénitah, Lise Dua, Célia Muller, Emma Seferian
photographie, dessin, peinture, céramique, textile

du 28 juin au 31 août 2025
de 14h à 18h30, du mercredi au dimanche & jours fériés

vernissage vendredi 27 juin à 18h30


Cette exposition évoque les transmissions familiales, selon le prisme des expériences humaines, vécues au sein d’histoires singulières. La transmission, dans sa fragilité, y est entendue au sens de ce qu’elle anime des situations sensibles et riches en émotions.

Quel est ce lien, parfois si ténu, qui relie les familles d’une génération à une autre ?
Les modèles conventionnels qui définissent la filiation et la transmission reposent sur des conceptions linéaires, rigides, hiérarchiques, rationnelles, voire comptables.
Or, la transmission semble indéfinissable, immatérielle. Elle se construit avec d’immenses mystères et d’incroyables familiarités, de manière diffuse, implicite et affective, au quotidien, silencieusement, par imprégnation.

À partir des coutumes, des savoir-faire, des croyances, des gestes et petits rituels, des mimétismes, les familles (ré)inventent au fil des générations des traditions, des expressions. Se mêlent aux récits transmis des éléments culturels et sociaux, qui participent à la construction de mémoires collectives. Les mémoires individuelles et sensibles sont à-même de percevoir les petites réalités des constellations anthropologiques et de créer ainsi des situations ouvertes.

« Chaque nouvelle génération [...] est penchée sur celle qui la suivra. [...] Se dessine une tresse, où les lignes continuent à s’enchevêtrer à mesure que la vie suit son cours. »* Il s’agit d’influences plutôt que de liens. Les identités se recomposent en glissant les unes sur les autres.

Mais qu’est-ce qui se passe et qui passe d’une génération à l’autre ?
Qu’est-ce que nous gardons et retenons, qui nous revient en mémoire, de nostalgie en tendresse ? Pas seulement des paroles et des images, mais aussi des manières d’être, des habitudes de gestes, des objets, des vitesses de paroles, des accents, un mélange de préférences et de hasards, des goûts, une couleur, un parfum...
En fouillant les archives familiales, nous sommes surpris d’une ressemblance, nous sommes émus des absences, nous recréons des attachements.

méandres présente dans cette exposition des artistes qui témoignent du potentiel poétique des transmissions familiales selon des approches à la fois intimes et universelles.
Ces artistes laissent place à l’imaginaire de chacun pour réactiver des morceaux d’une histoire projetée ou vécue.
Elles instaurent un dialogue entre le délitement du souvenir et sa recomposition, son renouvellement.

* Tim Ingold, Une brève histoire des lignes, 2011

visuel : Célia Muller, ààngst #4
Carolle Bénitah : avec l’aimable autorisation de la Galerie Clémentine de la Féronnière (Paris)
Lise Dua a été accueillie en résidence par les éditions isabelle sauvage (Plounéour-Ménez, 2022)
Emma Seferian a bénéficié de l’aide aux jeunes artistes plasticiens de la région Bretagne (2023)
merci à António Lobo Antunes pour Au bord des fleuves qui vont

télécharger le dossier de presse


Les Soirs, en écho à l’exposition :


vendredi 11 juillet, 18h30Les albums de famille, quelle(s) histoire(s) !conversation avec Gwenola Furic

Le roman familial, la compilation d’images affectives, la légende ou l’absence de légende, la lecture sociologique, l’universalité et la différence, l’intime, le paraître, l’ordre ou le désordre, l’injonction, le genre, la trace, le monument, la filiation, l’acte individuel, l’acte de communication sociale, le bonheur, la norme... l’album de famille, c’est tout ça, et bien d’autres choses encore. Quand cet objet à la fois si personnel et si universel est-il apparu, et comment a-t-il évolué au cours du temps, que devient-il à l’ère du numérique, à qui appartient-il ?

Gwenola Furic est photographe et spécialiste de la conservation-restauration du patrimoine photographique. Elle est diplômée de l’École des Beaux-Arts de Nantes (1994), l’École nationale supérieure de la photographie (Arles, 1997) et du département des restaurateurs de l’Institut national du patrimoine (2002).
Sa curiosité naturelle et sa volonté de travailler de façon décloisonnée l’amènent à élargir toujours plus son champ d’intervention. Elle mène des interventions pédagogiques, des ateliers et conférences pour différents publics. Elle partage aussi avec d’autres passionnés des projets autour de la collecte et de la valorisation du patrimoine photographique en Bretagne.
Depuis quelques années, elle mène également une recherche personnelle sur la matérialité de la photographie, tant en écriture qu’en prise de vue. Ce travail multipolaire prend sa source dans sa vie personnelle et professionnelle, c’est une recherche sur les traces, les liens, le souvenir, l’altération, la transmission...


vendredi 8 août, 18h30lectures de textes contemporains par Sophie Hoarau (comédienne, dès lors)

Sophie Hoarau développe depuis quelques années des lectures publiques : fenêtres entrouvertes sur des œuvres en cours de travail au théâtre, échos à des installations ou des expositions plastiques, rendez-vous poétiques singuliers, mains tendues à des publics éloignés du livre, à-côtés apéritifs d’un spectacle... dedans dehors, de bouche(s) à oreille(s), en fil conducteur ou en pointillés... la lecture publique est une entrée première et déjà pleine dans un texte.

« La poésie, matière première en premier lieu, de théâtre ou de sentier, à lire, à dire, à saisir, à figurer, et la rencontre des genres, des arts plastiques et des littératures, des objets et des costumes, des mots et des choses, du présent et du songe. »
Sophie Hoarau


Ces soirées offrent la possibilité de conversations, favorisant l’attention, l’émotion, le partage du sensible. Ce sont des moments conviviaux que l’on prolonge autour d’un apéritif gourmand.


Autour de l'exposition :


dimanches 27 juillet & 24 août, de 9h30 à 12h30ateliers d’écriture poétique animés par Brigitte Mouchel (écrivain)

Trouver des écritures singulières pour dire, révéler, inventer le monde tel qu’il traverse et habite chacun ; travailler le langage dans un processus de création qui mêle liberté, prise de risques et exigence.

Chaque atelier est pensé comme une aventure humaine et artistique qui favorise la curiosité, les capacités d’émerveillement, par l’expérimentation, la tentative, le doute. Il s’agit d’inviter à des tentatives, respectueusement, en toute liberté.
Ces ateliers participent ainsi à la construction de l’esprit critique et au goût renouvelé pour la littérature contemporaine. Permettre une ouverture au monde et la reconnaissance pour chacun de sa singularité, est un vecteur essentiel de dignité et d’émancipation.