Le travail de Marie Vandooren, porte sur la manière d’habiter le monde et puise principalement dans les espaces fabriqués et exploités par l’homme. Elle s’inspire particulièrement des éléments qui jalonnent notre environnement proche et met en lumière la reproduction des espaces sur chaque territoire, interrogeant leur artificialisation et l’intervention de l’homme sur le paysage.
Avec pour point de départ la photographie argentique, Marie Vandooren mène différentes recherches en peinture et en sérigraphie. Elle développe un travail autour de la trame et de sa vibration. De ses photographies, elle extirpe un bout de matière, elle accentue le grain en jouant avec la grosseur et le style de trame, créant des images hypnotiques et parfois dérangeantes.
Ainsi, Marie Vandooren interroge les lieux communs, elle met en avant la banalité des espaces invisibles et questionne la nécessité de l’occupation vaine.
Elle construit des "hétérotopies", sorte d’espaces concrets qui hébergent l’imaginaire, des lieux autres aux abords des villes, et qui ont leur fonction et leur temporalité propres.
Elle pose la question de ce qui restera après le passage de l’homme. Ces vestiges inutiles seront les témoins de l’époque où l’homme omniprésent n’est plus.