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méandres

27 rue du Pouly, 29690 Huelgoat


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Coline Jourdan
www.colinejourdan.com


« Mon travail articule les questions de la perception et de la représentation du toxique à celle de sa relation avec la matière, l’espace et l’image. [...] Si la toxicité ne se voit généralement pas, si le danger qu’elle représente est souvent l’objet d’un déni, l’art peut alors se présenter comme un moyen de la représenter, de la rendre sensible, d’y sensibiliser.

Engagée pour la défense de l’environnement, je prends toutefois soin d’aborder la question sans tomber dans certains lieux communs de l’écologie. J’entretiens en effet une relation ambiguë à mon sujet, placée entre inquiétude face aux mutations de l’environnement dues à l’anthropocène et fascination pour les transformations d’ordre plastique que la chimie opère. [...]

Mon projet photographique comporte une part d’expérimentation formelle. Je me livre ainsi à différentes manipulations qui troublent la surface de la photographie afin de créer des espaces d’expériences visuelles. Ce qui est représenté y est altéré, le mimétisme et le réalisme photographiques sont à la fois concrètement endommagés et théoriquement remis en question. Mon choix de me confronter au toxique, plutôt que de l’éviter ou de le critiquer de l’extérieur, se concrétise également par un travail de terrain.

Me rendant sur des lieux contaminés, j’en retravaille ensuite les images pour modifier la perception que l’on peut en avoir. [...] Réactivant les codes de l’imagerie romantique comme ceux du réalisme documentaire, j’en subvertis enfin les effets propres dans un corps-à-corps poétique, qui interroge une vision biaisée, manipulée et altérée du monde et de la nature. »
extrait d’un texte de Coline Jourdan, co-écrit avec Florian Gaité


Née en 1993 à Lyon, Coline Jourdan est diplômée de l’École nationale supérieure d’art de Dijon (2017). Elle vit et travaille dans le Finistère.

En 2018, elle est lauréate du Prix Impression Photographique des Ateliers Vortex. En 2019, elle obtient la Bourse Impulsion de la Ville de Rouen. En 2020, elle est lauréate du Prix Nouvelles écritures de la photographie environnementale du Festival Photo La Gacilly et est sélectionnée pour la Résidence 1+2 où elle débutera la série Soulever la poussière, pour laquelle elle recevra le soutien à la photographie documentaire contemporaine du Cnap en 2021. En 2022, elle est lauréate de la Bourse 50cc Air de Normandie. En 2024, elle est finaliste du Prix découverte des Rencontres de la photographie (Arles).

Expositions (sélection) : Sur le Qui-vive (Prix Découverte), Rencontres de la photographie (Arles, 2024) / PhotoSaintGermain (Paris, 2023) / L’Épreuve de la matière, BnF (Paris, 2023) / Image Ecology, C/O (Berlin, Allemagne, 2023) / Ruins, Abbaye de Jumiège (2023) / Soulever la poussière (bourse 50CC Air de Normandie), Le Point du Jour (Cherbourg, 2023) / Sublimation, Les Ateliers Vortex (Dijon, 2022) / Suite 2022 (CNAPxADAGP), Galerie Hasy (Le Pouliguen, 2022) / Artefacts (Résidence 1+2), Chapelle des Cordeliers (Toulouse, 2020) / Arles contemporain, Fisheye Gallery (Arles, 2020) / Festival La Gacilly (La Gacilly, 2020) / Les noirceurs du fleuve rouge, Galerie Full B1 (Rouen, 2019) / Le Reveil de la révolte (Revue Fantôme), Carbone 17 (Aubervillers, 2019) / Plateforme#2, ISBA (Besançon, 2019) / After you’re gone, Jardin des plantes (Rouen, 2019) / Soumise à la morsure, Musée Nicéphore Niépce (Chalon-sur-Saône, 2019).

Résidences : résidence de création Pythéas, Centre Photographique Marseille (2024) / résidence de création, L’esTRAde (Athis de l’Orne, 2023) / résidence de création, Galerie Hasy (Le Pouligen, 2022) / Extrarésidence, Les Ateliers Vortex (Dijon, 2022) / résidence de création 1+2 (Toulouse, 2020) / résidence mission et création, Lycée Agricole de Chartres (2019).



aux méandres :
orage tirant vers le rouge, 2025